Débats | 2006 Conserver cet article en favori fermer cet article
 
Unidad Vecinal Portales, Santiago, Chili
Architecte : Carlos Bresciani, Hector Valdes, Fernando Castillo, Carlos Garcia Huidobro
Nombre de logements : 1500 appartements, 360 maisons
 
Projet 1954, Construction 1954-1966, réhabilitation 2006

Ils mettent fin à la fabrique à ghetto. Le programme du gouvernement visant à récupérer 200 quartier détériorés au Chili donne des indicateurs clairs que les grands ensembles de logements sociaux se sont convertis en ghetto. […] Patricia Poblete, ministre du logement et l’urbanisme, assure que ce programme, en plus d’être inédit au Chili, va changer radicalement la stratégie de conception des logements sociaux dans notre pays. « l’idée consiste en récupérer ces grandes poblaciones construites à partir des années 80 et d’autre plus anciennes, pour en faire des quartiers vraiment habitables, et que ceux qui y résident sentent qu’on a fait un pas en avant depuis la sensation de pauvreté casi absolue et la marginalité jusqu’au progrès qui se vent tant dans les médias. » […] Selon la ministre, en plus de mettre en place une nouvelle méthodologie de travail demandant aux habitants d’expliquer ce dont ils ont besoin pour améliorer leur quartier, des problèmes majeurs devraient être solutionnés, du chômage à la désertion scolaire, ou encore la drogue. « D’où l’importance que des spécialistes de différentes disciplines s’intègrent au programme ». Le sociologue Francisco Sabatini des Etudes Urbaines de l’Université Catholique du Chili commente que si l’on ne conforme pas une équipe pluridisciplinaire on risque de mal utiliser les ressources. Il existe également le risque d’intervenir uniquement sur l’aspect physique sans considérer les autres variables. Bien que l’expert exprime sont soutien à cette initiative, sortir de la condition de ghetto est pour lui très complexe. Dans la banlieue parisienne, aux 4000 (ensemble de logements sociaux) s’est mis en place un plan de récupération que les habitants n’ont pas trouvé significatif et seulement cosmétique. Un habitant raconte que « le rénover (le quartier) c’est participer à la honte. Nous sommes arrivés à un point de non retour où il n’y a pas d’autre solution que de tout raser. Quand on se sent mal à l’intérieur, quand on se sent mal à l’extérieur, quand on ne trouve pas de travail et que rien ne fonctionne, alors on commence à détruire… » (Extrait du livre « Parias urbanos » de Loïc Wacquant). Patricia Poblete affirme que cela ne va pas arriver. « Bien que l’on ne puisse rien garantir à cent pour cent. Nous nous sommes appuyé sur d’autres expériences internationales qui ont donné des résultats car ils l’ont fait par des actions significatives pour les habitants »

- Olivos Marín Oriana, "Ponen fin a fabrica de gueto", in El Mercurio, Domingo 28 de Mayo de 2006

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