Premiers bilans en 1990
Assise de Banlieues 89
« Le rapport municipal présentant le projet urbain global parle de dispersion des actions dans son bilan de la période 83-88. Les nombreuses interventions sur le territoire des 4000 donne en effet l’impression d’opérations sectorielles peu coordonnées (par exemple entre la réhabilitation et l’aménagement des espaces publics).
Tout ce passe comme si on avait cherché à parer au plus pressé un peu partout cela au détriment d’une requalification globale des espaces. […]
Dans un premier temps (1983-1984-1985), les interventions ont consisté en des travaux d’urgence qui ont donné l’impression d’une action dispersée. […] Ces travaux nécessaires pour assurer la maintenance de l’ensemble immobilier ont provoqué une certaine déception chez les habitants qui les ont assimilés aux véritables travaux de réhabilitation qui, eux, ont dû être différés dans le temps compte tenu de l’impréparation de l’OPHLM (difficultés d’adaptation aux mutations consécutives à la prise en gestion des 4000.
Dans cette même période (83-85), les travaux d’urgence ont été complétés par une revalorisation de certains espaces publics. Création d’équipements sportifs (Terrain de foot dans le quartier Presov, terrains de tennis dans les quartiers Braque et Verlaine, terrains de boules), création de jeux d’enfants (quartiers Presov, Verlaine, François Villon), réalisation d’espaces plantés, réfection de l’éclairage public, réfection des voies). »
Jacquier (Claude), « Les 4000 et la situation à La Courneuve », in Assises Banlieues 89, Pour en finir avec les grands ensembles. 12 grands ensembles en question, 4-5 décembre, Bron, p. 52-57.