Décideurs | 1971 Conserver cet article en favori fermer cet article
 
Pas plus d’agressions dans le département que dans les rues de Paris…
Compte rendu de la séance du Conseil général du 16 juin 1971
 
« Sur le plan de la surveillance policière […] disons d’abord […] que je ne porte pas un plan tout armé dans ma tête pour faire face à tous les problèmes de l’espèce mais que, bien entendu, s’agissant des grands ensembles – je pense au Clos-Saint-Lazare à Stains, je pense à la Courneuve, je pense aux COurtillières et à d’autres encore […] je ferai en sorte que l’implantation des forces de sécurité publique puisse, […] matérialiser l’efficacité et l’utilité de cette réforme de la Préfecture de Police, en rendant plus vivante la notion même de sécurité publique. C’est cela, le fond du sujet : d’abord que les gens n’aient pas peur de sortir dans les rues de notre département, la nuit. Je prétends qu’il n’y a peut-être pas plus d’agressions dans les rues de notre département, la nuit, que dans tant et tant de rues de Paris ; j’ai quelques raisons de personnelles de savoir qu’il y a d’assez nombreuses agressions, et plus qu’on ne le pense, dans les nuits des samedis aux dimanches et des dimanches aux lundis, dans le 16e arrondissement, tout près de la mairie du 16e arrondissement, au bord de l’avenue Henri-Martin, quartier fort à l’aise, dit-on, de Paris. Mais il se trouve qu’ici tout le monde à la conviction que l’atmosphère est telle que le risque est plus grand ! C’est à nous de faire en sorte, devant cette impression que ressentent les gens, qu’elle n’existe plus et que les gens , les femmes, les jeunes gens et les jeunes filles sortent la nuit dans nos rues autrement qu’en ayant peur de rencontrer l’assassin ou l’agresseur à chaque carrefour. »
Compte rendu de la séance du Conseil général du 16 juin 1971