Sur les 70000 tonnes de gravats de la barre Debussy : Naissance d’un nouveau quartier
Extrait d’un article du bulletin municipal
« Trois ans après la démolition de la barre Debussy, l’Orme seul prend racine. […] En ce mois de janvier le soleil éclaire timidement des pans de murs immaculés. […]
Car, si le coup d’envoi a effectivement été donné sur les 70 000 tonnes de gravats de la barre Debussy, l’Orme Seul est bien autre chose qu’un simple substitut, destiné à masquer on ne sait quel sombre passé. ‘Ce quartier doit faire pénétrer la ville dans les 4000, et tirer les 4000 jusqu’au boulevard Pasteur, explique Bernard Barre, qui dirige le service d’urbanisme de La Courneuve. […]
Faire un vrai quartier […] Il y a des arrondis, des angles, des solutions de continuité. Il y a des petits immeubles, mais qui sont percés par des passages, laissant la vue porter sur cette cour, moitié publique, moitié privée. Il y a aussi des pavillons, avec un vrai jardin, et entre eux une ruelle où il fera bon passer. […] Au pied des immeubles qui la bordent se trouvent des magasins, sous une espèce de galerie, bien pratique pour faire du lèche vitrines lorsque le temps est à la pluie. […]
Nous avons essayé de retrouver un certain nombre de qualité du passé, sans pour autant faire du pastiche. […]
Il reste que la naissance de ce nouveau quartier autour de la rue Saint-Just montre que les difficultés peuvent être surmontées et, trois ans jour pour jour après l’explosion de la barre Debussy, son inauguration officielle va sonner comme un formidable message d’espoir et de foi dans l’avenir. »
Mathieu Montes, « Naissance d’un nouveau quartier », Regards, n°31, février 1989, p. 26-29.