| Décideurs | 1989 |
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Le Balzac nouveau est arrivé « Balzac est mort, Vive Balzac ! A vingt-cinq ans, l’immeuble s’offre une nouvelle jeunesse. Avec ses trois fenêtres urbaines, œuvre de l’architecte Laurent Israël, le bâtiment concourt désormais à redorer le blason de la cité des 4000. Balzac est la toute dernière opération de réhabilitation menée dans le grand ensemble par l’office public d’HLM. Nul ne l’ignore, ces bâtisses, aux noms haut en couleur, décriées par les uns, aimées par les autres, cristallisent les problèmes économiques et sociaux consécutifs à la crise, au chômage, au manque de ressources, à l’entassement. […] L’ensemble a été construit au début des années soixante, à l’initiative de la ville de Paris, propriétaire du lieu. A une époque où il fallait proposer des logements décents à une population qui ne connaissait que les taudis. Comme un jeu de construction, les appartements furent empilés les uns sur les autres et les uns à côté des autres. Pour Balzac, sorti de terre en 1964, cela se traduit par l15 étages, 50 mètres de haut et 185 mètres de long. Très vite, ce que les anciens des bidonvilles, tenait lieu de paradis, a perdu son image idyllique. Façades disjointes, isolations thermiques et phoniques inexistantes, planchers séparés des façades, fissures dans les murs… La construction laissait voir ses malfaçons, des malfaçons jamais réparées par la ville de Paris. Pendant vingt ans, aucun entretien sérieux n’a été envisagé.
Une somme de réparations Fort heureusement pour les locataires, depuis 1984, le vent a tourné. L’Office de la Courneuve a racheté la cité et a conduit depuis lors une importante opération de rénovation. Après Villon, Verlaine, Debussy (implosé en 1986), voici venu le temps de Balzac. Entre démolition et réhabilitation, la seconde solution a eu la préférence. C’est qu’au-delà des malfaçons, les appartements sont appréciés des locataires, les logements ayant été conçus de façon intelligente. […]