Architectes et urbanistes | 2004 Conserver cet article en favori fermer cet article
 
Entre la démolition et la réalisation
Extrait d’entretien
 
Bernard Paurd et Marie Christine Lvovsky, Architecte et urbaniste
Invités au concours de 1982, maître d’œuvre de différentes opérations sur les 4000 et lauréats de l’étude de définition sur le quartier Des Clos

BP : On l’a pensé, notamment au niveau du paysage… c’est-à-dire de faire des phasages successifs pour commencer à préfigurer dans le système les premières choses qu’on pourrait préfigurer, c’est-à-dire commencer à tracer par exemple l’accès au tramway pour les gens qui habitent ici… Enfin, on n’a pas trouver le budget pour le faire…
MCL : Ben, ils n’ont pas trouvé un seul budget… Il n’y avait pas de budget de prévu déjà… Finalement… un dispositif de communication… On l’avait plus que suggérer, on l’avait recommandé. le fait qu’il fallait éviter un temps de faille urbaine au sens de l’école de Chicago hein… et la ils ont pas fait le travail qui moi à mon avis enfin quand on prend ce genre de problématique et qu’on veut les régler, on peut pas laisser un temps mort de 7 années entre la conception et la première pierre… Alors est ce que vous êtes au courant que dimanche dernier il y avait… avec Monte Laster et effectivement ils ont fait le travail que nous on avait souhaité dès la démolition quoi, alors vous vous rendez compte… là il y a une inadéquation entre les autorités politiques au sens large et les autorités publiques pour permettre qu’il n’y ait pas cette vacuité entre la conception et la réalisation. Parce que déjà pour les personnes c’est un respect… c’est un respect minimum de leur énoncer… le processus. L’appropriation justement de ce type de projet sera beaucoup plus productive et positive avec ça... c’est évident que les gens ne vont pas se sentir abandonné hein par ce que l’abandon c’est aussi ça, les laisser sans information, sans communication suffisante sans formalisation… sans préfiguration de ce que ça pourra être.
AG : Une dernière dernière question… vous savez pourquoi les terrains des démolitions étaient clos ?
BP : … C’est pour qu’ils ne soient pas squattés et euhd’une façon générale quand on démoli un grand terrain comme ça en banlieue ils mettent des gros moellons pour qu’il n’y ait pas de caravanes qui viennent etc. parce que sans ça ils vont se retrouver effectivement avec un bidonville en constitution, il y en a déjà eu dans la plaine des micros bidonvilles qui se sont mis… […]
BP : La question de la clôture, c’est de rendre le terrain non accessible.
MCL : pour articuler avec ce qui a été dit précédemment il y avait une grande barrière de chantier blanche qui était très belle, je veux dire, il aurait pu y avoir, on aurait tout a fait pu traité rien que ça… dans l’immédiat, sans grands frais, pour faire un travail plastique simple mais qui raconte, qui sublime au sens romantique du terme, il y aurait pu avoir un travail par un artiste, un… à petit budget…