Architectes et urbanistes | 2003 Conserver cet article en favori fermer cet article
 
Les ateliers de projet du quartier des clos
Extrait d’entretien
 
Bernard Paurd et Marie Christine Lvovsky, Architecte et urbaniste
Invités au concours de 1982, maître d’œuvre de différentes opérations sur les 4000 et lauréats de l’étude de définition sur le quartier Des Clos
En tout cas sur les Clos, c’est d’autant plus intéressant justement qu’il y avait une formalisation de la participation des habitants dans des ateliers. L’atelier a été un véritable acteur, ils ont même participé à la décision du jury. En tout cas sur le projet urbain des Clos, le processus lui-même intégrait la participation. Parce que en fait au départ, il y a eu 6 mois de mise en concurrence de 3 équipes, donc on a été mis en concurrence pendant 6 mois et donc on a présenté un projet, et il y a eu une rencontre, enfin chaque fois il était organisé des réunions, c’était pas des rencontres, c’était des réunions de travail avec les services de la ville et puis les habitants aussi, parce qu’ils étaient en processus de consultation globale sur le projet urbain de la ville, sur les différents projets, donc c’était intégré, et on les a rencontré, on a même organisé des visites sur le site pour justement montrer le référentiel aux habitants. Des résidents qui étaient repérés à travers différents statuts y compris l’âge. Donc pour l’anthropologie c’est intéressant, c’est-à-dire qu’il y avait à la fois des catégories socio professionnelles, des statuts de locataire ou de propriétaire puisqu’il y avait des collectifs et des individuels dans le quartier et puis des jeunes. Donc on a organisé …, il y avait un circuit et on a organisé des jeux autour de la Courneuve, enfin dans la première couronne dans la partie nord, pour leur montrer des opérations architecturales, les nouvelles opérations, on passait de Pouillon à Niemeyer, pour leur faire découvrir des réalisations architecturales qui marchaient, et ça a très bien marché, enfin oui c’était, pour eux c’était… Enfin c’était un enrichissement personnel. C’est vrai qu’ils ont pris conscience que… il y en a qui ont pris conscience qu’ils étaient… Ils ont pu se penser en dehors du discours qui était projeté sur le lieu où ils habitaient et après ici ils pouvaient discuter sans se sentir dans un rapport … Enfin inégalitaire parce que… voila… C’était, c’était une belle expérience pour eux et pour nous aussi. Moi j’ai eu la chance de toujours travailler avec des concertations … Les Minguettes par exemple pendant 5 ans, les institutionnels on travaillait avec ces gens là. Les réunions se tenaient sur les Minguettes et ils venaient aux réunions, donc moi j’avais connu ça, en Ile-de-France j’ai toujours trouvé que c’était… J’ai beaucoup travaillé en région et c’est beaucoup plus développé qu’ici, qu’il se passe maintenant ici et c’est bien. Et donc ça c’est pour nous… et donc après ils sont intervenus dans le vote et leur vote a compté autant que les autres membres du jury…