| Habitants | 1980 |
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— A propos des transformations sociales aux 4000, qu’est-ce que vous pensez ?
Et bien, ce sont des familles modestes, il n’y a pas beaucoup d’argent. Et pourtant on a payé pour la rénovation mais on le savait que ça serait détérioré quand même. Mais ce n’est pas bon quand il n’y a pas un mélange de composition sociale, ce n’est pas bon ! On a eu 25 % de contingent de mal-logés. Seulement quand ils partaient, on ne pouvait pas récupérer les logements pour reloger des gens de La Courneuve. Le problème, vous aviez un mélange de populations, il y avait des cadres etc.. parce que c’était des beaux appartements, avec tout le confort, salle d’eau, lumière etc..
— Donc vous ne pouviez pas récupérer les logements ?
Non, donc après, ils ont appliqué le surloyer, comme c’est des HLM, alors les cadres ils pouvaient bien sûr, mais ils avaient intérêt pour le même prix à habiter dans un appartement équivalent avec un environnement tout à fait différent et vivable comme ici (Paris) alors que pour eux, c’était invivable !
— Comment étaient évalués les surloyers ?
Je ne sais plus, ils payaient facilement un tiers de plus. Toute cette population est partie et l’on a récupéré les gens qui n’avaient pas les moyens et voilà.
— A votre avis, c’est ça qui a produit le départ des cadres ?
Absolument , ça a été le surloyer ! Mais, même les gens modestes, ils en avaient marre, ils foutaient le camp aussi ! Même si ils allaient aller dans un endroit où ils devaient payer plus cher mais ils voulaient partir quoi ! Ne pas rester là. (...) Quand vous pensez, qu’à La Courneuve, il y a encore quelques années seulement, la seule chose dont pouvaient bénéficier tous les Courneuviens, c’était les classes de neige, quelles que soient les conditions sociales. C’était la seule chose !