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Territoires : Le Mail, cet endroit a toujours été bizarre
extrait d’entretien
 
Laure, 45 ans, 2 enfants, Journaliste,
Parcours résidentiel : La Courneuve 4000 (F. Villon) > Paris 10è
Cet endroit a toujours été bizarre. Là maintenant, je ne sais pas du tout à quoi il ressemble mais au début, c’était un terre-plein planté de petits peupliers, après il n’y a plus eu de peupliers, donc c’était devenu, enfin dans les années fin 80, là, il y a une chute. C’est là que les 4000 ont perdu de leurs splendeurs qu’elles avaient ! Ça a été vite le bazar, à cause des deux roues qui fonçaient dessus etc. donc c’est là que les jeunes s’imaginaient ce terrain de cross, c’était pour les vélos, génial ! Mais pour éviter que les engins motorisés accèdent au Mail, ils avaient construit des trucs. Mais donc cette esplanade, c’était un peu le forum .. enfin sut pû être. Je me rappelle qu’il y avait un terrain de boule sur ce truc-là et que c’était une grande surface que tu traversais pour aller au centre commercial. Donc moi, j’étais à François Villon et je longeais le Mail, j’étais dans l’allée commerciale mais qui longeait le mail, donc pour moi c’était comme ça. Cette grande esplanade qui n’a pas duré éternellement, qui a vite été transformée. Et pareil, je me demande, dans mes souvenirs, si entre cette grande esplanade jusqu’ aux dunes, je me demande s’il n’y a pas eu une étape intermédiaire de transformation.. Oui parce que ça a toujours posé problème cet espace. Oui parce qu’il y avait un truc à voir avec les grands courants d’air. Je ne sais pas comment était faite cette architecture, mais il y avait des grands courants d’air.. donc je ne sais pas si c’était pour cacher ce vent ou pour .. j’en sais rien. Mais les courants d’air des 4000, c’était un truc incroyable ! Tu sais dans le centre commercial qui était parcouru d’allées qui se croisaient etc., tu marchais tranquillement abrité du vent et tu arrivais d’un seul coup à un carrefour, ça s’engouffrait dans ces allées d’une façon impressionnante. Bon mais je pense qu’il y avait plusieurs raisons, celles dues à des nuances sonores des engins motorisés parce que ça devenait dangereux puisque c’était un espace piéton ; donc ça devenait n’importe quoi.