Arriver à La Courneuve : ils n’avaient pas prévu d’écoles
extrait d’entretien
Ethan, 74 ans, 2 enfants, retraité (ancien commerçant), ancien élu
Parcours résidentiel : Algérie> Paris 11è> La Courneuve (La Fontenelle)> La Courneuve 4000 (F.Villon)
Ça a été une catastrophe parce qu’au départ, vous savez, il y avait des taudis sur les boulevards extérieurs etc., les mal-logés etc. ils ont ramené tous ces gens sur les 4000 logements et en même temps, sont arrivés les pieds-noirs d’Afrique du Nord. Ce qui s’est passé c’est qu’ils ont construit, il y avait la partie sud d’abord et ensuite les autres... mais ils ont mis les 4000 logements dans une situation intenable parce qu’ils avaient prévu des logements et les gens sont rentrés dedans, seulement les gens avaient des enfants et ils n’avaient pas prévu d’écoles. Ils en avaient prévu mais après. Heureusement que la ville avait les moyens à l’époque parce qu’il y avait un tas d’usines à l’époque. Comme disait l’autre, nous étions une ville industrielle. Effectivement du point de vue de l’impact social, c’était pas mal. Il y avait un lycée qui était en construction qui était à Dugny, si bien qu’il y avait des cars qui emmenaient entre 2000 ou 3000 enfants par jour ! Vous vous rendez compte le travail ! Il a fallu qu’on fasse ça, en attendant que les écoles soient construites. Il y a trois groupes scolaires : il y a Langevin Wallon, il y a Henri Wallon et Joliot Curie, toujours dans la partie sud, je ne parle pas de l’autre côté. Et nous, on a fait construire le centre culturel...