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Démolitions / transformations : un sentiment contradictoire
extrait d’entretien
 
M. et Mme Gonzales, 5 enfants, retraité (ancien chauffeur-routier)
Parcours résidentiel : Algérie> Châtellerault> La Courneuve 4000 (Balzac)
- Par rapport aux démolitions, vous disiez qu’il y avait une espèce de contradiction où les gens se plaignent, votent en disant : « oui on est d’accord pour démolir » et puis en même temps, il y a un attachement important au moment venu et ils regrettent après.. et vous, comment vous avez vécu ces transformations du paysage, parce que ne plus avoir Renoir, le Grand Debussy, ça a changé quand même l’environnement pour vous non ?
M : Non non pas du tout, ça n’a rien changé. Au contraire, il y a moins de monde parce que avant, il y avait du monde ! Je vais vous dire une chose, moi et ma femme, on partait au travail et les bla bla d’un tel et tout, ça n’était pas de notre ressort. Ça ne nous regarde pas !
Mme : Le monstre là (le Grand Debussy) qu’ils ont fait tomber à côté, c’était mieux. C’est un monstre ! Dites 15 étages !
M : Moi si on m’avait demandé mon avis, en disant voilà Mr et Mme S., on va détruire le Grand Balzac, quel est votre avis ? Moi j’aurais dit non, pourquoi non ? D’abord commencez à mettre des gens solvables et gardez notre bâtiment en l’état. Le Maire, il est venu ici manger, il est resté bouche bée. Il faut que les gens se prennent en main. Quand on voit des gens qui jettent tout par la fenêtre, ils cassent tout.