Lisibilité et échelles spatiales
extrait d’entretien
Philippe Hamelin, paysagiste, conception espaces verts du quartier des Clos 2003-2009
Pour que l’espace soit ouvert, il faut qu’il soit cadré, sinon cela ne veut rien dire. Il faut qu’il y ait toujours une façon de se repérer, l’échelle du jeu, de la rue, et ensuite un point de vue lointain. Même si ce n’est pas perceptible pour les gens, ils ont le moyen de se repérer. C’est important pour nous d’avoir cette lisibilité de l’espace. Le rien n’existe pas, il y a toujours quelque chose qui se passe, après on est là pour le qualifier, ou le renforcer et ce quelque chose nous l’avons parfois orienté. Par exemple, les Cosmonautes, personne ne savait qu’ils étaient là, parce qu’il y avait les buttes de terre. Pour nous le tramway c’est une façade urbaine, mobile. On voit passer le tramway et ça fait partie de ces séquences d’épaisseur urbaine.