Débats | 1947 Conserver cet article en favori fermer cet article
 
Extraits du rapport de Le Corbusier a la Commission du Siège des Nations Unies
 

Deux formes d’habitat s’offrent à la société moderne. Toutes deux ont pour objet supérieur de rétablir le contact entre les hommes et nature, de faire régner les « lois de nature » qui commandent à notre biologie et à notre psychologie. L’une est la cité-jardin horizontale. L’autre est la cité-jardin verticale. […] La cité-jardin verticale est le don des techniques modernes. Phénomène de synthèse architecturale, elle supprime le gaspillage, elle prend en charge les plus lourdes fonctions domestiques, elle organise ; elle libère la femme de son esclavage quotidien, elle organise, dans un milieu favorable, le foyer avec ses nécessités d’élevage et celles d’éducation. Elle crée un phénomène social productif où l’individuel et le collectif s’équilibrent dans une juste répartition des fonctions de la vie quotidienne. Mais il est bien aléatoire de vouloir convaincre les gens par des arguments. Les faits, si on leur laisse le temps de faire mûrir l’expérience, seront plus convaincants.

- Le Corbusier, « Extraits du rapport de Le Corbusier a la Commission du siège des Nations Unies », L’homme et l’architecture, 1947, p.8-9

© Le Corbusier, L’homme et l’architecture, 1947, p.8-9