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Vide et vert : quand tu enlève la nature, c’est là que ça devient inhumain !
Extrait d’entretien
 
Christophe, 51 ans, un enfant, animateur socio-culturel.
Parcours résidentiel : La Courneuve (Quatre Routes) > milieu rural

Est-ce qu’on en parle, autour de toi, des démolitions ?
Oui, c’est très présent. C’est la vie d’un lieu. C’est quelque chose qui fait partie de l’histoire, de la société, de la mémoire de La Courneuve. Mais c’etait inhumain de faire vivre des gens dans ces conditions. Il y en a qui disent qu’il fallait essayer de réhabiliter… ce qui a été fait, d’ailleurs, on a essayé !

A ton avis, qu’est-ce qui n’allait pas ?
Moi, j’aime bien les architectes qui vivent dans les réalisations qu’ils font, au moins pendant quelques années (il rit). Sinon, je pense que ce genre de lieu de vie peut être intéressant pour voir un peu l’imaginaire des gens comme Le Corbusier… cette idée de la barre comme quartier en lui même, avec son école, son dispensaire, ses commerces, une piscine… comme à La Cité Radieuse… il y a eu des tentatives pour faire marcher ce genre d’endroit, mais il y avait plus d’espaces verts, déjà !

Là aussi il y en avait…
Ouf, non. Pour moi, un espace vert c’est… des vrais arbres, des groupes de pins, des volumes, des petites collines herbeuses … et tu vois les bâtiments autours. Il y a du décor, il y a un horizon… tu n’es pas perdu. Une fois, un élu m’a dit qu’ici c’etait inhumain, et en effet, quand tu enlève la nature, quand tu enlève à l’homme la relation avec la nature, c’est là que ça devient inhumain.