L’entre-deux : la fin de Balzac ou une dégradation à petits feux
Extrait d’entretien
Charlotte, 45 ans, célibataire, employée municipale
Parcours résidentiel : St Denis > Paris 10e
Oui ce que tu disais à propos de Balzac, ce sentiment de savoir que ça n’allait pas durer et que c’était en attente d’une nouvelle disparition ? Tu en parlais bien tout à l’heure où il y a quelque chose où les gens savent que c’est en train de se dégrader et que en plus, ça ne va pas durer, ce qui donne une atmosphère un peu particulière d’habiter dans un endroit qui n’a pas forcément beaucoup d’avenir ?
On le voit. En fait, ça se dégrade, c’est ça le souci, on ne repeint pas, on ne refait pas les façades, les commerces disparaissent parce qu’on sait que ça va finir. Et l’on vit dans cet état-là donc c’est triste. Moi, ça ne me donnerait pas envie d’y habiter alors que si il y a des petits logements tout neufs, les Orme seul etc... c’est des logements qui sont biens, il y a de la vie. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de vie dans Balzac mais... faut voir avec les habitants ce qu’ils en pensent mais moi, je trouve que le quartier se dégrade. Balzac, j’y passai, j’y passe un peu moins, je ne sais pas pour quelle raison mais, il n’y a plus rien. C’est un quartier que je n’aime pas moi Braque ou Balzac, il n’y a plus rien. Il y avait un petit peu des gens, les gamins y jouent un peu, il y a une aire de jeux mais quand on passe derrière Balzac, on voit aux arbres des plastiques, la pelouse, elle n’est jamais faite, ça fait poubelle ! Franchement ça fait poubelle hein ! Même l’école Joliot-Curie, on la voit de la barre, elle n’est pas, c’est pas beau. Elle est vieille cette école, elle a besoin de rénovation.