| Habitants | 2000 |
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Oui et depuis ce jour-là, comment est-ce que les gens perçoivent cet endroit ?
Et bien je ne sais pas. Ça a été, ça nous a fait drôle, comme si on nous avait enlevé quelque chose. D’un coup, comme s’il y avait de l’espace. Parce que cette barre, elle nous occupait quand même hein ! Je ne peux pas dire, on a l’impression qu’il nous manquait quelqu’un ! On la personnalisait cette barre... Et après, et bien, on s’y habitue, après il y a eu des travaux qui se sont enclenchés, le centre commercial. Je dois avoir une photo aussi avec la grue dessus, ça m’a fait drôle. Les grues qui détruisaient le centre, ça aussi, ça a été la seconde étape hein. Et puis, après, il y a eu Ravel, Presov, mais c’était moins, je ne sais pas pourquoi ? (...) Oui, c’est une page qui tourne, on ressent comme un grand vide et puis après, il faut vivre avec et puis, de toute façon, ce n’est qu’un immeuble hein ! C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui ont vécu des choses à l’intérieur mais... C’est vrai qu’on s’attache, c’est comme à une maison.
Oui et puis, comme tu disais, « on l’avait un peu personnalisé ». Ça a beau être un bâtiment, c’est la projection de plein de choses.
Oui mais bon, c’est vrai qu’il était temps de refaire des choses, de les détruire ces barres. C’est vrai que les gens, ils veulent un habitat confortable, surtout un lieu de vie. Ils attendent ça, des commerces... Pour ne pas aller loin, c’est normal. Comme nous aussi, à Paris, on a tout.