| Habitants | 2000 |
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Debussy a été détruit, moi, je n’étais pas à La Courneuve à l’époque, donc c’est vrai que j’ai connu des gens qui ont habité Debussy, qui ont été relogés à Renoir. Après, Renoir ils ont été à Braque ou à Balzac et maintenant, on va les reloger... Je ne sais pas où ils vont aller…
Oui parce qu’il y a des gens qui peuvent continuer à être relogés plusieurs fois et à vivre dans différents logements, en s’accrochant à ce site, malgré les démolitions. On a beau dire, c’est dégradé, c’est dur, il y a des démolitions, donc on supprime carrément l’endroit où tu habites, et bien il y a quand même des gens qui restent.
Ben oui parce qu’ils ont toujours vécu là ! Ils ont toujours vécu là et c’est l’attachement à la ville, à la cité. C’est même pas une question de ville, c’est la cité, la cité ! (...) Mais nous, on l’a bien senti à Renoir que les gens, ils étaient attachés. Il y avait une dame, c’est celle qui est restée, c’est la dernière habitante hein. Et je lui tire mon chapeau, elle est resté accrochée à son logement, au-delà de tout quoi ! Elle n’habitait pas au rez-de-chaussée, elle habitait aux étages au-dessus, et il n’y avait plus d’ascenseurs, pratiquement plus d’électricité ! Moi j’aurais été hyper mal d’habiter dans ce genre de bâtiment seul, avec pleins de logements désaffectés etc. et elle, elle refusait tout ce qu’on lui proposait. Bon il y avait un attachement et peut-être aussi, ce qu’on lui proposait ne lui plaisait pas. Elle était contrainte de partir quand même ! (...) Elle avait juste un fils, c’était une famille française en plus. Ce n’était pas une famille qui avait été là depuis des années, c’était facile de la reloger, on pouvait lui retrouver un deux pièces ou un trois pièces, ce n’était pas un grand apparte comme il y en a qui sont plusieurs. Non c’était drôle de savoir qu’elle ne voulait absolument pas partir !