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Evolution du centre commercial : un no man’s land ?
Extrait d’entretien
 
Charlotte, 48 ans, célibataire,
employée municipale
Parcours résidentiel : Blanc Mesnil > Paris 10è

Donc là, il y a le centre commercial. Donc à l’époque, c’était le Prisunic qui a changé de nom, et est devenu le Casino puis Lidl. Là, le cinéma aussi..Et puis, là, il y avait plein de petites boutiques là ! Au fur et à mesure, il y avait des associations, il y avait les Maliens, des ateliers informatiques, des ateliers musicaux et donc, peu à peu.. il y avait même, juste avant Renoir, il y avait les 4000 Fer.(..) Mais moi, j’ai connu, c’était presque le no man’s land hein.. quand il n’y a plus ces boutiques, juste avant la rénovation, avec ces rideaux de fer, on n’osait plus.. heu. Alors ce qui restait, ça m’a toujours étonnée, la pharmacie ! (..) que de l’autre côté, le quartier Braque.. parce que après il y avait le quartier en face, Braque. Parce que aussi pour les boulangeries, il n’y avait plus de boulangerie. Parce que je pense que cette période là où on a démoli Renoir, où aussi, ils ont fermé toutes les caves, tous les parkings, c’étaient des coupe-gorge les parkings. Ben où est-ce qu’ils allaient faire les courses les habitants ? Fallait soit qu’ils prennent le tramway pour aller à St Denis, soit aller à Braque parce qu’il y avait aussi une boulangerie là, et sinon non, il n’y avait rien.

Il n’y avait pas un centre commercial à Braque ?
Non. Il y avait une boulangerie, un fruits et légumes, il y avait les 4000 Fer qui se sont installés là et c’est tout.